| 01 Niformatique - BRUNO BEL - mis à jour le mercredi 28 juin 2006 |
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Les progiciels Open Source ont atteint une maturité suffisante pour nombre de PME. Mais s'ils sont souvent gratuits, leur déploiement requiert un investissement en compétences internes ou externes. Nous sommes sur un marché pionnier, déclare Jean-Paul Smets directeur de Nexedi, éditeur du progiciel de gestion intégré ERP5- Le libre a déjà gagné dans le. domaine du réseau avec Linux, Apache, MySQL et PHP. Et même si nous ne sommes pas encore reconnus sur le marché, en raison d'une absence de moyens marketing et du modèle économique du libre, nous sommes reconnus par nos clients, tels que le milieu aérospatial, l'armée, les banques et les hôpitaux. Lesquels exigent tous des contraintes serrées en termes de sécurité et de fiabilité. " II est vrai qu'outre le bénéfice d'une acquisition à faible coût, et même souvent gratuite, les progiciels Open Source fournissent également une approche complètement différente au niveau de l'infrastructure informatique.
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Un gain en réactivité " L'intérêt pour une entreprise est de reprendre le contrôle de son système informatique, interpelle Nicolas Chauvat de Logilab, membre de l'April (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre). Une entreprise qui utilise des logiciels propriétaires reste dépendante des éditeurs, même si cette dépendance n'est pas perçue. " Avec l'ouverture du code source et la possibilité de le modifier, l'entreprise gagne en réactivité. Un critère important pour une PME aux besoins spécifiques, alors que les progiciels Open Source multiplient les références clients. Le développement et les adaptations peuvent s'effectuer en interne ou être réalisés par une SSLL (société de services en logiciels libres). " L'Open Source est évolutif et permet une rapidité de mise en uvre, explique Marc Sallieres, de la SSLL Altic. Surtout dans les PME. De plus, le modèle du PGI libre s'appuie sur une modularité. Vous pouvez, à la différence des PGI lourds des grands éditeurs, où seule une partie sera véritablement implémentée et utilisée, installer le flux de base puis personnaliser progressivement votre PGI aux processus métier. "
Un nouvel équilibre Quant au mode hébergé, ce sont aussi les PME qui s'y intéressent le plus pour des raisons de simplicité ou de manque de moyens. Ce n'est pas forcément la meilleure solution pour le client en raison de la difficulté à distinguer les offres de prestataires et d'une moindre connaissance des progiciels, mais le modèle est intéressant pour un prestataire, qui pourra accumuler et mutualiser des clients sans payer de redevances. En résumé, il y a deux types de raisons d'opter pour le libre : le souci d'indépendance et la recherche d'économies. Mais une solution libre n'est pas toujours moins chère. Pour éviter un échec lors de l'implémentation du PGI, il est nécessaire de transférer les économies réalisées sur le prix des licences (environ 20 % du budget informatique) à la mise en uvre et à la formation. Et encore, par rapport aux Etats-Unis, le critère coût reste attractif en Europe. Outre-Atlantique, les éditeurs ont une approche très mercantile, oubliant " l'esprit du libre " et ne faisant que favoriser la réactivité liée à la possession des sources. Les prix avoisinent ceux des applications propriétaires, comme pour Osas ou SugarCRM. Au final, même si les éditeurs de PGI libres sont encore souvent consultés comme faire-valoir et mis en balance face aux éditeurs propriétaires afin de faire diminuer la facture de ces derniers, " nous rétablissons un équilibre sur le marché et nous sommes véritablement des empêcheurs de tourner en rond ", clame Coralie Girardet, responsable commercial chez Audaxis, intégrateur du PGI Compiere. "
LE MONDE INFORMATIQUE | N° 1117 | 2 JUIN 2006 | 21
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